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meresuperrevoltee Description du blog :
sujets qui me révoltes, histoires inventées, humeurs, désespoir, questions sans réponses... tout moi Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
04.03.2008 Dernière mise à jour :
09.03.2008
Au mois d’août 2006,le jour où LE MALE (OU LE MAL comme vous voulez) est emprisonné, notre cauchemar s’est arrêté brutalement pour faire place à un état de peur et d’angoisse constant.
Avant ce fameux jour, pendant près de 10ans, nous avons vécus mes 5 enfants et moi comme des « robots » à l’ordre de cet homme qui allait devenir mon ex-mari. Nous n’arrivions plus à penser par nous-mêmes, lui pensait pour nous et nous imposait ses volontés allant quelques fois contre les us et coutumes de la société actuelle. Chaque fois que nous essayions de le quitter, il revenait à la charge et comme nous étions toujours sous son emprise, il arrivait à nous rendre coupable d’être partis et nous recommencions la vie commune. Une de ses « tactiques » était de me menacer de ne plus voir « sa fille », alors qu’il nous savait (mes enfants et moi-même) très attachés à elle. Je l’ai éduquée et aimée comme ma propre fille depuis ses 3 ans. Les membres de ma famille la respectent et la considèrent comme une des leurs.
Ce fameux jour du mois d'août 2006, mon fils (alors âgé de 7ans seulement) en premier, mes filles et moi-même ensuite, avons réussi à parler des abus sexuels vécus par les filles et des problèmes que nous avions dans notre famille et à porter plainte à la police.
A l’heure actuelle, tout n’est pas encore dit. Il y a tellement de choses que nous avons dû enfouir en nous pour pouvoir survivre à ce traitement inhumain et ces 18 mois ne sont, de loin, pas suffisants pour avoir eu le temps de tout exprimer.
Depuis ce jour, nous sommes suivis tous les 6 (séparés et/ou ensemble) par des psychologues. Les quatre plus jeunes enfants ont dû quitter l’école par manque de compréhension des gens et au vu des différentes versions de l’histoire qui se sont répandues dans notre entourage social ainsi qu’aux accusations faites aux enfants,( on les accusaient d’avoir mis leur père en prison !)
Nous vivons toujours dans la même maison où nous avons dû changer chaque objet qui pouvait rappeler la présence de cet homme : de la disposition des chambres, en passant par le tapis plain, les fauteuils, les lits, les assiettes et les couverts, toutes photos ou objets le représentant ou qu’il avait utilisés.
Nous avons dû inventer des ours « pompeurs » de cauchemars, des amis protecteurs, une cellule de protection autour de nous et de chaque endroit où nous nous rendions, …
Nous venions juste de reprendre assez confiance en nous pour pouvoir aller dans des clubs sportifs, voir nos amis en dehors de la maison, aller faire les courses en ne regardant plus constamment l’heure, ne plus devoir raconter les moindres faits et gestes faits hors de la maison…
Les enfants arrivaient enfin à aller à la plaine de jeux qui est à 200m de la maison sans pour cela devoir entamer une expédition (emmener maman et les autres frère et sœurs ainsi que le GSM, et la voiture au cas où !)
Et revoilà nos nerfs mis à rude épreuve : Cet homme qui nous a manipulé, maltraité et qui a abusé de 3 de ses filles, peut sortir comme il veut de cette prison (Il a des CONGES !!! C’est la meilleure !!! Et nous, les victimes dans tout ça, avons nous des congés d’innocence ? ).
Une personne de confiance nous a dit l’avoir vu, le 9 février après-midi, à moins de 20km de chez nous discuter avec un de ses collègues qui nous l’a confirmé !
Il voulait récupérer la voiture mise en dépôt par la médiation de dettes . La voiture n’avait ni plaque ni papiers et encore moins d’assurance et cela ne le tracassait pas !
La panique se réinstalle (S’est-il enfuit ? Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus ?)
Les crises de panique, l’anxiété, la peur d’un coup de téléphone ou d’une personne inconnue à la porte, une voiture « suspecte » dans la rue, le manque d’appétit, les pipis au lit … sont revenus.
Pourquoi personne ne nous à jamais prévenus que cela pouvait être possible ?
Est-il venu chez nous ? On ne le saura jamais. Car heureusement, ce jour-là, nous n’étions pas continuellement chez nous ! Mais il y a des traces de mains sur le dessus de la porte de notre garage (à +ou- 100m de chez nous) comme si on avait voulu forcer, pousser cette porte.
Alors depuis, malgré mes recherches par téléphone et mon insistance, personne ne peut ou ne veut répondre clairement à mes questions (savoir ses jours de congés pénitentiaires, pour pouvoir se protéger! Serait-ce trop demandé que de vouloir nous protéger ?), l’angoisse, le manque de sommeil, le stress, les questions sans réponse, l’enfermement involontaire de la famille …et la spirale recommence comme si on était de nouveau sous son emprise par l’intermédiaire d’une décision des instances pénitentiaires.
Mais de plus une peur énorme nous taraude :
Que va-t-il se passer quand il va se retrouver « fortuitement » en face de nous ?
Que devra-t-on lui dire ou lui faire pour qu’il disparaisse sans nous importuner demandent les enfants?
Malgré les aides diverses mais compétentes qui nous soutiennent, suis-je assez forte (et mes enfants aussi ) pour lui dire NON et dès lors, ressentant mon hésitation, les enfants ne seront-ils pas à sa merci s’il se présentait devant eux. Les enfants se disent capables de se battre contre lui ou de le tuer : la rage ne les quitte pas depuis plus de 18 mois.
Le dossier lui étant connu depuis le début, ne va-t-il pas s’en prendre verbalement et/ou physiquement et plus sérieusement à son garçon qui a eu le courage de le dénoncer. Mon gamin et ses sœurs ainsi que moi-même avons encore en tête les sévices que nous avons subis de sa part et dont les instances judiciaires n’ont pas tenu compte.
La petite (5a), n’ayant pas atteint l’âge de raison, n’est pas encore capable d’évaluer l’étendue des dégâts moraux et physiques occasionnés par ce père incestueux.
Et tout cela est plus grave à nos yeux puisque nous avons perdu confiance en la justice. Comment se fait-il qu’une personne qui ait été condamnée à 7 ans pour viols sur 3 mineures, sorte, même pour quelques heures, de sa prison alors qu’il n’y a même pas fait 2 ans. Comment cette personne pourrait-elle comprendre le mal qu’elle a fait et qu’elle continue de faire pour pouvoir sincèrement regretter ses gestes. En décembre 2007, il disait « innocemment » devant le juge qu’ « il ne voyait pas pourquoi on le priverait de l’autorité parentale sur ses enfants pour une PETITE bêtise qu’il avait faite ! ».
Pourquoi, malgré le jugement, c’est aux victimes de s’enfermer (de se mettre en « prison ») pour pouvoir se sentir mieux et protégés. C’est quand même lui le coupable, c’est à lui d’être puni et pas à nous ! Ce n’est quand même pas un délit mineur ?
Nous aimerions, puisque apparemment il n’y a pas d’autres solutions que de le laisser sortir, pouvoir vivre « normalement » notre guérison et notre réinsertion dans la vie. Pour cela, nous voudrions pouvoir sortir libres et confiants dans notre région, aller visiter notre famille (oncles et tantes, grands-parents, frère, parrain, marraine, ainsi que la mère biologique de ce MALE: grand-mère des enfants avec qui nous avons de très bons contacts, régulièrement, au moins une fois par semaine) sans devoir se demander s’il ne risque pas de se trouver face à l’un d’entre nous au détour d’une rue.
Nous aimerions aussi ne pas risquer de le rencontrer dans les magasins où habituellement nous allons faire les courses.
Nous aimerions savoir également :
- les jours où ses congés lui sont accordés (soit en téléphonant à la prison, soit que la prison nous envoie un courrier).
- s’il est suivi régulièrement par un service psychologique afin qu’il change de mentalité vis à vis des rapports adulte – enfants et du respect des autres.
- s’il existe une personne ou un service qui lui demande un rapport circonstancier de ses sorties et de ses congés .
- si la police de mon quartier pourrait être mise au courant de ses sorties éventuelles et être plus rapide s’il y a lieu.
J’espère que vous allez pouvoir nous aider et que les conditions de ses congés et autres sorties seront en accord avec notre vie de famille que l’on aimerait la plus normale et la moins stressante possible pour le bien-être de tous.
(extrait de la lettre envoyée au juge d'application des peines pour pouvoir avoir une chance d'émettre des conditions aux sorties de ce "monstre" - excuser-moi mais j'ai enlever les noms des personnes et je les ai remplacées pour certaines par des qualificatifs )