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meresuperrevoltee
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sujets qui me révoltes, histoires inventées, humeurs, désespoir, questions sans réponses... tout moi
Catégorie :
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Date de création :
04.03.2008
Dernière mise à jour :
09.03.2008
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Cancer du sein : conclusion

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Conclusions


Le cancer du sein concerne toutes les femmes.
Il est important de donner une information claire et cohérente aux femmes et aux médecins "prescripteurs" en vue d'une surveillance médicale adaptée.
L'objectif du radiologue sénologue est de détecter les anomalies suspectes le plus tôt possible, afin de pouvoir participer, avec l'équipe multidisciplinaire, à la guérison d'un maximum de femmes atteintes de cette maladie.

Cet objectif n'est pas facile à atteindre parce qu'il ne faut pas "surdiagnostiquer" c'est-à-dire pratiquer des interventions inutiles ou engendrer une anxiété inutile à un grand nombre de patientes qui se sentent alors en "sursis" suite à la découverte d'une lésion susceptible de constituer un risque accru de développer un cancer du sein .
Le radiologue doit aussi être vigilant et parvenir à détecter des tumeurs de petites tailles qui peuvent, si on n'est pas très attentif, passer inaperçues ou être prises à tort pour des anomalies sans gravité.

Un autre objectif capital du radiologue est d'évaluer l'extension de la maladie tant localement qu'à distance et pour cela, il utilisera de nombreuses techniques : échographie, IRM, prélèvements micro- ou macrobiopsiques sous guidage radiologique, … Les multiples informations recueillies grâce au radiologue permettront à l'équipe multidisciplinaire d'instaurer, dans les meilleurs délais, un traitement adapté à chaque patiente prise individuellement en fonction du type de cancer (type histologique, présence de récepteurs hormonaux, marqueurs tumoraux,…) et de son extension.

Que ce soit la guérison ou la prolongation d'une survie de bonne qualité grâce à des traitements de plus en plus efficaces et de mieux en mieux tolérés, ce résultat ne vient pas seulement de la somme des compétences et des qualités de tous les intervenants, du médecin traitant à l'infirmier(ère), en passant, entre autres, par le gynécologue, le radiologue, le chirurgien, l'anatomopathologiste, l'oncologue et le radiothérapeute mais aussi et surtout d'un remarquable travail d'équipe.

Brochure réalisée grâce au soutien de l'ASBL "Les Amis de l'Institut Bordet"
Cette brochure a été réalisée par le Dr C. van de Merckt, Chef de Clinique adjoint du Service de Radiologie de l'Institut Bordet, en collaboration avec le Prof. J. Dagnelie.
Les Drs D. de Valeriola, V. D'Hondt, JM. Nogaret, C. Philippson et M. Piccart sont vivement remerciés pour leurs conseils et commentaires.



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Cancer du sein : Techniques disponibles

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Techniques Disponibles


Quand faut-il faire une mammographie ?

- en dehors du dépistage :
La mammographie n'a aucune indication chez l'enfant ou l'adolescente. Chez la femme avant 35 ans (âge possible du premier dépistage), on peut la réaliser en réponse à un symptôme clinique si le problème ne peut être résolu par l'échographie seule ou s'il y a eu un cas de cancer du sein chez la mère très jeune (avant 35 ans).

- dans le cadre du dépistage :
La mammographie, examen radiographique du sein est, le pilier du dépistage, l'examen de première intention. Il n'est jamais "non contributif" même dans les seins où la glande mammaire est très abondante (dense). C'est le seul examen qui fait apparaître clairement un des signes les plus précoces de cancer du sein : les microcalcifications.

Attention, les microcalcifications peuvent être bénignes et donc sans danger et ne sont pas automatiquement un "signe de cancer". Les microcalcifications se voient très bien dans les seins denses. La mammographie est également un examen de choix pour détecter les modifications de l'architecture de la glande mammaire (également bien visible dans les seins denses).



Comment se présente un cancer du sein à l'imagerie ?

A la mammographie, on note trois signes nettement évocateurs d'un cancer :
- Une opacité irrégulière (blanche sur la radiographie)
- Une modification de l'architecture normale de la glande mammaire
- Des microcalcifications apparaissant comme de fines poussières blanches à la radio et pouvant être le signe le plus précoce d'un cancer débutant confiné dans un canal galactophore (cancer "in situ" de bon pronostic).

L'échographie, quant à elle, permet de détecter un cancer qui apparaît comme une masse noire/grise irrégulière déjà détectable dès 3-4 mm. Elle permet parfois de détecter les microcalcifications (lorsqu'elles sont abondantes) avec des appareils performants de dernière génération.



Y a-t-il des lésions qu'on ne voit pas à la mammographie et l'échographie ?

- Oui, lorsque la lésion est trop petite pour être détectable par l'imagerie mais dans ce cas, vu la vitesse moyenne de croissance de la tumeur, elle devrait être détectée lors d'un dépistage suivant pour peu que l'intervalle entre deux mammographies soit optimal c'est-à-dire annuel. Une tumeur de 1mm³ (1mm cube) comporte 1 million de cellules mais n'est pas encore détectable. Il faut, en moyenne, 6 ans pour passer de 1 cellule à 1 million de cellules.
- Oui, 5 à 10 % des cancers ne sont visibles qu'à l'échographie. Ce sont généralement de petites tumeurs de moins d'1cm .


Quand faut-il faire une échographie ?

- soit lors de la mise au point d'une anomalie chez un enfant ou un(e) adolescent(e).
- soit lorsque la dernière mammographie date de moins d'un an et que la patiente a un symptôme à priori bénin (ex : kyste)
- soit en complément d'une mammographie de dépistage, on sait que l'échographie peut alors détecter des anomalies non visualisées à la mammographie.
- soit lorsqu'on a détecté une anomalie et à la mammographie qu'on veut préciser la nature de celle-ci. Par exemple, on découvre à la mammographie une opacité arrondie et l'échographie permet de préciser qu'il s'agit d'un banal kyste "d'eau".



Quelle est la place du CT scan ou de la résonance du sein ?

Ce sont ce que l'on appelle des examens de troisième intention.
Lorsqu'on détecte une anomalie clinique, on réalise d'abord une mammographie (examen de première intention) éventuellement complétée d'une échographie en seconde intention. En cas de difficulté de diagnostic par ces deux techniques, on peut demander un examen de troisième intention qui sera la résonance (IRM) ou le CT scanner (CT). Ce sont des examens très sensibles, c'est-à-dire très performants pour détecter de petites modifications au niveau du sein mais moins spécifiques c'est-à-dire que ces anomalies ne correspondent pas nécessairement à un cancer. Lorsque le radiologue a détecté une lésion suspecte de cancer du sein, il lui revient de préciser son extension et de déterminer si la maladie (le cancer) est localisée ou s'il existe d'autres lésions dans le même sein, dans l'autre sein ou même en dehors du sein (métastase). Ceci va conditionner le traitement de départ de la patiente. L'IRM trouve sa place dans cette mission d'évaluation mais cet appareillage n'est pas disponible partout.



Que fait-on lorsqu'on découvre une anomalie à l'imagerie?

Lorsque l'anomalie est palpable et même si celle-ci est uniquement visible par les techniques d'imagerie, on peut réaliser des prélèvements :
- soit au moyen d'une fine aiguille :
afin de ramener des cellules ou du liquide (en cas de ponction de kyste) : ponction cytologique
- soit au moyen d'aiguille de moyen calibre (microbiopsie) ou de plus grand calibre (macrobiopsie):
on prélève véritablement un fragment du tissu mammaire qui est alors analysé au microscope. Ces biopsies se font sous anesthésie locale. Ces prélèvements peuvent être réalisés pour confirmer qu'une masse est bénigne et ne doit donc pas être enlevée ou, lorsqu'il s'agit d'un cancer, pour avoir des informations sur les caractéristiques microscopiques des cellules cancéreuses. Ces caractéristiques pourront être déterminantes pour le choix du traitement.



Ces prélèvements tissulaires ne sont-ils pas dangereux s'ils sont réalisés dans un nodule cancéreux ?

De nombreuses études ont confirmé que ces prélèvements ne sont pas dangereux. Lorsqu'on réalise des prélèvements de tissu cancéreux, il est probable que les cellules cancéreuses qui seraient déplacées lors du prélèvement meurent rapidement en dehors de la masse initiale et ne peuvent former une nouvelle tumeur ou envoyer des cellules dans la circulation.



Quelle est la fiabilité de ces techniques de diagnostic ?

L'examen sénologique complet qui comprend l'examen clinique, la mammographie et l'échographie est d'une grande fiabilité (plus de 98% de fiabilité diagnostique) pour peu qu'il y ait un contrôle de qualité de tout le processus (mammographe, appareil d'échographie, films et développement des films) et que l'examen soit réalisé par un radiologue bien entraîné.



Ces techniques ne sont-elles pas dangereuses en terme d'irradiation ?

Pour la mammographie on utilise des rayons X alors que pour l'échographie ce sont des ultrasons. L'échographie n'a pas d'effet carcinogène connu. Le sein étant un organe sous-cutané, il y a peu de tissu à traverser et la mammographie utilise donc des doses de rayons X très faibles (0,05 rad).Nous vivons dans un milieu naturel irradiant où la dose de rayons dans "l'air" varie très fort d'un endroit à l'autre. Dans nos régions, on note une exposition moyenne d'environ 1 rad (l'équivalent de 20 mammographies) en 10 ans.

Le bénéfice attendu du dépistage est 25 fois supérieur au risque théorique de l'exposition aux RX. Il est toutefois préférable de ne pas répéter les mammographies plus que nécessaire.



Comment se fait-il qu'on puisse découvrir une masse quelques mois après avoir fait une mammographie ?

- Cela peut être lié à une vitesse de croissance de la tumeur plus élevée que la moyenne. Une tumeur double de volume tous les 100 jours. Lorsqu'on part d'une seule cellule "malade" dans le sein, il faut en moyenne 8 ans pour que la tumeur soit décelable cliniquement à la palpation.
- Après deux ans, les cellules cancéreuses sont encore moins de 1000 et peuvent potentiellement disparaître sous l'effet de l'action immunitaire de notre organisme.
- A la fin de la 5ème année, la masse atteint 1 mm (1 million de cellules). A ce stade les cellules cancéreuses sont encore vulnérables .
- Au cours de la 8ème année, la tumeur devient détectable (1gramme ou 1 milliard de cellules) , elle a un support vasculaire et atteint un point de non retour. Comme elle double tous les trois mois (100 jours), un an après, elle atteint 15 grammes (15mm).
- Donc, la tumeur est le plus souvent dépistable grâce aux examens décrits plus haut avant que l'on ne la palpe cliniquement entre la 7ème et la 8ème année d'évolution. Elle mesure en général entre 5 et 8 mm (plus de 1 mm mais moins de 1 cm).

Si la tumeur est de croissance rapide, la vitesse d'évolution peut être divisée par 4 et il peut donc arriver que, après un examen de dépistage négatif, la tumeur devienne palpable avant l'examen de dépistage suivant, même si l'intervalle est de 1 an.

Si l'intervalle entre deux mammographies est trop long, on comprend facilement que la masse puisse se découvrir entre deux dépistages.
Si la qualité des clichés et/ou de la lecture du bilan sénologique n'est pas suffisante, une lésion visible a pu passer inaperçue.

Cancer du sein : facteurs de risque

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Facteurs de risque du cancer du sein


Quels sont les facteurs qui augmentent le risque de développer un cancer du sein ?

Le cancer du sein ne résulte pas d'une cause unique mais de l'action successive, cumulative de plusieurs facteurs.
Autrement dit, le cancer du sein est d'origine "multifactorielle". Le terrain familial (hérédité, facteur génétique) peut jouer un rôle favorisant, rendant la femme plus vulnérable à l'exposition d'autres facteurs. L'association de "facteurs de risques mineurs" avec un terrain familial peut être responsable du développement de cellules cancéreuses. Il faut noter qu'on hérite d'une susceptibilité (vulnérabilité) aux agents carcinogènes et pas du cancer lui-même.

Pour certains types de cancer du sein, l'état hormonal, essentiellement l'exposition aux œstrogènes, est un facteur de risque important comme par exemple lors de :
- une longue durée de vie génitale liée à une ménarche précoce (premières règles) et une ménopause tardive.
- l'âge tardif de la première grossesse (considérée comme tardive après 35 ans).
- l'absence d'allaitement.
- l'obésité et la consommation d'alcool qui favorisent une surproduction d'œstrogènes.
- le traitement hormonal de substitution après la ménopause.

La pilule anticonceptionnelle ne semble toutefois pas augmenter le risque de cancer du sein.

L'appartenance à une famille où il y a eu des cancers du sein joue également :
Une femme dont les parents au premier degré ont fait un cancer du sein a un risque trois fois supérieur à celui d'une autre femme. Au plus le cancer du sein s'est déclaré tôt, au plus le risque est important. Si le cancer s'est présenté de manière bilatérale, le risque de vulnérabilité augmente encore.

Les antécédents de biopsie pour une lésion encore bénigne mais pré-cancéreuse, l'hyperplasie épithéliale atypique, représentent aussi un facteur de risque.



Puis-je faire quelque chose pour diminuer mon risque de développer un cancer du sein ?

Non, aucune étude, à l'heure actuelle, n'a démontré l'impact du mode de vie sur le risque de développer un cancer du sein. Mais, l'association de risques dits "mineurs", par leur combinaison, et surtout lorsqu'il existe un terrain familial, peut déclencher un processus de cancérisation.

- L'alimentation : il semble exister une relation (mais elle n'est pas formellement établie) entre la consommation de graisses animales saturées (beurre, viande grasse) et le risque accru de cancer du sein. Le cancer du sein est 5 à 7 fois moins fréquent en Asie (Japon) où on mange plus de poissons, de légumes et moins de viande. Si ces femmes émigrent aux Etats-Unis (par exemple), elles rattrapent en une génération les Américaines en terme de nombre de cancer du sein. Il est conseillé de consommer des aliments riches en vitamine A, E et C (fruits et légumes) et également des fibres végétales qui améliorent le transit intestinal et réduiraient ainsi le temps de contact entre la muqueuse intestinale et les substances cancérigènes. Il serait préférable d'éviter la consommation d'aliments salés ou fumés qui contiennent des nitrites également précurseurs de substances cancérigènes.
- Le tabac et l'alcool ont aussi été incriminés dans certains travaux .
- L'effet de l'exposition aux polluants chimiques que l'on retrouve dans l'air, dans l'eau et dans nos aliments a également été incriminé.

Par contre, l'exercice physique (3 à 4 heures par semaine) pourrait diminuer le risque de cancer du sein



Le stress joue-t-il un rôle dans le déclenchement d'un cancer du sein ?

Il n'a jamais été démontré que le stress, un choc émotif ou état dépressif favorisent le développement de cancer. Mais, comme dans toute maladie, un état d'esprit positif et une attitude combative face à la maladie et au traitement sont importants.



Qu'en est-il des facteurs familiaux ou génétiques ?

La présence d'antécédents familiaux de cancer du sein est un des facteurs "majeurs" de risque de cancer du sein (ce qui ne veut pas dire qu'on n'a pas de risque de développer un cancer du sein si l'on n'a pas de cas dans la famille).
4 à 10% de la population présente une prédisposition héréditaire "forte" où le risque de développer un cancer du sein est extrêmement élevé (jusqu'à 80% au cours de la vie). Cette hérédité est liée à l'anomalie d'un gêne dit "autosomique dominant" (BRCA1, BRCA2). Ce gène peut être d'origine maternelle ou paternelle.
La moitié des cancers du sein des femmes génétiquement prédisposées survient avant l'âge de 40 ans et dans ce cas est plus souvent bilatéral.

Dans environ 15% d'autres cas, il existe une "susceptibilité" en rapport avec des gènes faibles et l'association de "risques mineurs". La présence de cas de cancer du sein dans une famille ne correspond pas nécessairement à une prédisposition génétique sous jacente mais peut être dû à une accumulation fortuite de cas (due au hasard).

La population à risque est difficile à repérer dans les familles où les femmes sont peu nombreuses surtout quand la prédisposition génétique est transmise par la lignée paternelle. Le risque pour une femme de développer un cancer du sein est multiplié par 1.5 à 3 si elle a une mère, une fille, une sœur atteinte de cette affection mais ce risque augmente encore si l'apparentée est jeune au moment du diagnostic ou si le cancer était bilatéral (facteur de 1.5 à 9).

Cancer du sein : fréquence

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Fréquence du cancer du sein


Est-ce un cancer fréquent ?

Le cancer du sein représente 33% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme et reste la première cause de mortalité par cancer.
Le nombre de cas augmente avec l'âge et devient un problème préoccupant en terme de santé publique dès l'âge de 35-40 ans.


La probabilité de développer un cancer du sein est :



de 4 pour 10.000 femmes entre 20 et 29ans (0.04%)
de 4 pour 1000 femmes entre 30 et 39ans (0.4 %)
de 1,49 pour 100 femmes entre 40 et 49ans (1.49 %)
de 2,54 pour 100 femmes entre 50 et 59ans (2.54 %)
de 3,43 pour 100 femmes entre 60 et 69ans (3.43 %)
de 4,31 pour 100 femmes entre 70 et 79ans (4.31 %)
Total 12.21 %


C'est-à-dire un risque d'environ 13% sur la durée totale de vie. Une femme sur 9 risque donc d'être atteinte de la maladie. La majorité des cancers du sein (67%) sont diagnostiqués entre 45 et 75 ans, seulement 1% avant 30 ans et 15% avant 45 ans.



Le nombre de cancer du sein augmente-t-il ?

Au cours des 30 dernières années, l'incidence du cancer du sein a augmenté d'environ 3% par an sans que l'on en connaisse la raison.
L'augmentation de l'incidence du cancer du sein a été de 60% entre 1975 et 1995 mais l'augmentation de la mortalité n'a été que de 8%. Cette amélioration du pronostic (de la survie) est liée à la fois au diagnostic précoce et au développement de thérapeutiques plus efficaces. Des modifications de mode de vie (facteurs environnementaux, règles plus précoces, première grossesse plus tardive, diminution du nombre de grossesses, moindre longueur d'allaitement naturel ,… ) pourraient aussi avoir eu un impact.



N'y a-t-il pas plus de cancers du sein qu'avant chez la femme jeune ?

On a objectivé une augmentation du nombre de cas de cancer du sein dans toutes les tranches d'âge à partir de 35 ans. On ne dispose toutefois pas de données récentes chez les femmes de moins de 35 ans.

Cancer du sein : dépistage

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
[u]Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Dépistage
[/u]

En quoi consiste le dépistage gratuit dit de "masse" ou mammotest ?

Il s'agit d'une mammographie (radio) réalisée gratuitement tous les deux ans chez les femmes entre 50 et 69 ans. L'examen se déroule dans des centres agréés c'est-à-dire des centres contrôlés en matière de qualité. Les clichés sont réalisés par le(la) technicien(ne) et sont interprétés par un premier radiologue.
Une deuxième analyse des clichés sera faite par un autre radiologue dans un second temps afin d'éviter les erreurs de lecture.



En quoi consiste le dépistage personnalisé ?

Il s'agit d'une consultation médicale spécialisée avec un interrogatoire destiné à déterminer les facteurs de risque et les antécédents médicaux. Cette consultation est suivie d'un bilan sénologique complet, effectué par un radiologue, qui réalise un examen clinique, une mammographie et dans un grand nombre de cas une échographie. Il est conseillé de le débuter à 40 ans et de le renouveler annuellement. Le coût de ce dépistage est plus important et une partie des frais en revient à la patiente.
Il doit, pour être efficace, se faire avec la même exigence de qualité de l'appareillage (radio et échographie) et d'expertise du radiologue que le "mammotest". La double lecture est également recommandée.


Comment se passe le dépistage dans notre Unité de Sénologie ?

Trois cas peuvent se présenter :
- Soit les patientes reçoivent une convocation pour le mammotest.
- Soit il s'agit d'un dépistage sénologique personnalisé.
- Soit il s'agit d'un complément diagnostique d'une anomalie clinique ou d'une lésion découverte à l'occasion d'un bilan sénologique ou d'un mammotest .



Qu'est ce qu'un centre agréé ?

Pour qu'une mammographie soit de bonne qualité, il faut que toute la chaîne de réalisation des clichés soit optimale. Cette qualité va être testée régulièrement tant pour la qualité du matériel que de celles des images par un organisme reconnu pour le contrôle de qualité. Chaque jour, un cliché test est envoyé pour confirmer le bon fonctionnement de la chaîne de mammographie. Tous les clichés sont soumis à deux lectures. Les centres qui répondent à ces critères sont des centres agréés.



Où puis-je me renseigner pour avoir la liste des centres agréés ?

Brumammo ASBL :
chaussée de Louvain, 479 -1030 Bruxelles
Tel : (02) 736.19.84
Fax : (02) 742.21.33
e-mail : info@brumammo.be
http://www.brumammo.be




La qualité du dépistage s'est-elle améliorée ces dernières années ?

Oui, certainement. Grâce à l'évolution technologique, les appareillages deviennent de plus en plus performants, les images plus fines et plus sensibles ce qui permet de détecter de très petites ou discrètes anomalies.
L'expérience acquise par les radiologues a permis de mieux reconnaître les différentes anomalies et de rendre le dépistage plus efficace. L'Institut Bordet fait partie des centres équipés d'un système digitalisé qui permet un traitement informatique des images radiologiques ainsi que leur transmission plus aisée d'un centre à l'autre.

Cancer du sein : surveillance

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Surveillance des seins

Quel est le rôle de la femme dans la surveillance de ses seins ?

On peut conseiller à la patiente d'inspecter ses seins devant un miroir une fois par mois.
Regarder les mamelons (rentrent-ils ? est-ce récent ?) et observer la peau (a-t-elle changé ? un pli apparaît-il lorsque les bras sont ballants ou levés vers le haut ?). Mais le rôle le plus important de la femme est certainement sa collaboration indispensable dans la réussite du dépistage. Celui-ci ne fonctionne que s'il est réalisé régulièrement avec comparaison des images d'une fois à l'autre afin de détecter précocement le moindre changement. Il est donc impératif d'apporter à chaque examen les dossiers radiologiques antérieurs surtout si ceux-ci ont été réalisés à l'extérieur de l'Institut Jules Bordet.



A quel âge faut-il débuter la surveillance et à quel rythme ?

Lorsqu'il n'y a pas de notion de cancer familial, il est conseillé de débuter le dépistage dès l'âge de 40 ans.
Le rythme idéal de surveillance est annuel, en tout cas chez les femmes entre 40 et 50 ans chez lesquelles la vitesse d'évolution des cancers est généralement plus rapide.
A partir de 50 ans, on peut proposer un rythme de 24 mois.
S'il y a des cancers du sein dans la famille, on propose de débuter la surveillance 5 à 10 ans avant l'âge de survenue du cancer dans la fratrie. Ex: si la maman a fait un cancer du sein à 42 ans, le dépistage sera conseillé à sa fille à partir de 32 ou 37 ans et ce, de manière annuelle.



Quand puis-je arrêter la surveillance ?

Le nombre de cancer du sein augmente avec l'âge jusqu'à environ 75 ans.
La proportion de cas diagnostiqués entre 75 et 84 ans est de 13% et après 84 ans de 5%.
On peut donc développer un cancer après 75 ans mais ceux-ci évoluent en général plus lentement et ne bénéficient probablement pas, en terme de survie, d'un dépistage plus précoce par rapport à la découverte clinique. Cependant, quel que soit l'âge, le diagnostic précoce permet un traitement moins lourd et donc moins traumatisant pour toutes les femmes.

Cancer du sein

Posté le 08.03.2008 par meresuperrevoltee
Vos Questions sur le Dépistage, le Diagnostic et le Suivi Local du Cancer du Sein

Introduction

L'Institut Jules Bordet est un centre exclusivement consacré à la cancérologie depuis la prise en charge des patients atteints de cancer jusqu'à la recherche et à l'enseignement.
Une approche multidisciplinaire du cancer est indispensable à un diagnostic fiable et rapide, à un traitement optimal et à un suivi adéquat.

Cette multidisciplinarité implique une étroite collaboration entre les différents services médicaux diagnostiques (imagerie médicale, anatomopathologie,…) et thérapeutiques (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) mais également un travail en équipe avec l'ensemble des acteurs hospitaliers afin d'établir une cohérence dans la prise en charge par l'équipe médicale et paramédicale.


Le cancer du sein

Le cancer du sein constitue un important problème de santé publique.
On dénombre actuellement 5.500 nouveaux cas par an en Belgique.
Le nombre de cancer du sein augmente avec l'âge. Un tiers d'entre eux se déclareront chez des femmes de moins de 50 ans, en pleine activité familiale et professionnelle.
Une femme sur 9 va développer un cancer du sein au cours de sa vie. Cela veut dire aussi que 8 femmes sur 9 n'en auront pas, bien que bon nombre d'entre elles vont présenter au cours de leur vie un symptôme les amenant à consulter : douleur, masse, écoulement, … et méritant une prise en charge.

L'équipe multidisciplinaire de sénologie aura plusieurs missions différentes :
- Le diagnostic des maladies du sein sur base d'un symptôme ou d'une plainte.
- Le dépistage systématique du cancer du sein c'est-à-dire détecter les anomalies avant qu'elles ne soient palpables.
- Le suivi étroit des patientes atteintes de cancer du sein afin d'exclure une récidive.

Le diagnostic précoce permet de détecter les cancers au moins 1 an avant qu'ils ne se manifestent cliniquement et donc de diminuer la mortalité par cancer du sein d'environ 30%.



La Sénologie à l'Institut Bordet

La mise en évidence d'anomalies radiologiques au niveau du sein nécessite impérativement la réalisation d'une mise au point complémentaire afin d'obtenir un diagnostic par micro ou macrobiopsies.
Si la lésion est bénigne, le geste chirurgical sera ainsi évité; si elle est cancéreuse, l'attitude thérapeutique sera la plus adaptée à la situation présentée par la patiente.



L'Unité de Sénologie de l'Institut Jules Bordet

La diversité de prise en charge nécessite une connaissance personnalisée des patientes. Il est impératif, avant de voir chaque femme, de connaître la raison de son examen, d'avoir accès à son passé médical ou chirurgical (dossier informatique) et de l'interroger surtout si c'est la première fois qu'elle réalise un bilan sénologique.
Il est important d'avoir accès à l'ensemble de son imagerie médicale. La patiente doit donc se munir des documents qui sont en sa possession. Pour ce qui est des examens réalisés dans le service, l'Institut Bordet est doté d'un système d'archivage des images entièrement informatisé qui facilite considérablement la comparaison des images.

L'Institut Jules Bordet dispose d'un équipement moderne (mammographes, table de stéréotaxie, échographes, …) dans des locaux appropriés et du personnel médical et paramédical compétent et spécialisé dans ce type d'approche, notamment pour la réalisation de micro- et macrobiopsies qui nécessitent une très grande précision.

Pour la bonne collaboration entre tous les intervenants, l'unité de lieu de travail est tout aussi indispensable qu'un appareillage performant.
Cette unité offre un environnement accueillant et serein prenant en considération l'impact psychologique que peut avoir l'annonce d'une anomalie ou de l'évaluation de l'efficacité d'un traitement, par exemple pour une patiente sous chimiothérapie.


Trouver sur le site : http://www.bordet.be/fr/infosmed/brochure/sein/sommai.htm


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